11/04/2008

fetes de campagne et chapelles éparses dans les campagnes

Chiesetta di San Trano Luog

 

Au gré des montagnes, des collines ou des plaines, on trouve des chapelles dédiées à un Saint particulier, Giovanni, Michele, Trano, Giuliano, Giorgio, Gavino (typiquement sarde... devenu Kevin .. pour les intimes ;-)) et aux Saintes : Maria, la Madonna di Buoncammino.

Ces chapelles ne sont pas toutes petites, elles permettent d'accueillir des personnes en son sein ! Par mauvais temps ou danger, les chapelles ont toujours servi de refuge à la population. On y célèbre la messe le jour de la fete patronale (du saint patron).

Chiesa di Balaiana Luogosanto

C'est également l'occasion de faire la fete, fete de la moisson, fete du Saint ou de la Sainte... du fin fond des campagnes affluent les populations rurales et, actuellement touristiques (les allemands les connaissent toutes) ! De grandes tablées sont dressées simplement, nappe en papier, assiettes, couverts et verres en plastique (au drame) , le pain est distribué en premier, ensuite le vin, précédemment de production locale et actuellement bon marché! Vient ensuite la distribution de la trippe ou du bouillon, ou des gnocchis sardes à la sauce rustique (petits morceaux de viande dans une sauce tomate). Certaines fetes offrent, le lendemain de la fete, la zuppa cuata, pain trempé dans le bouillon de brebis et recouvert de fromage, le tout passé au four à bois.

Certaines fetes offrent les fruits, le café, i dolci (biscuits typiques appelés pappassini), le mirto !

église de buoncammino

Il ne faut pas croire que le repas se limite à ce que j'ai décrit plus haut...non que non ! Chacun apporte sa production : olives en saumure, saucissons, fromage de brebis (pecorino), omelette aux asperges sauvages, coeurs d'artichauts sous huile, tartes salées, tomates sèchées... quand arrive la trippe, certains n'ont déjà plus faim !

Les desserts ne manquent pas non plus, chacun y va du sien : amaretti, tiramisu, tarte aux pommes, pappassini !

l'ane, un moyen de locomotion

C'est également l'occasion des étals de nougat (une spécialité vraiment sarde), des jeux pour enfants, d'essuies de cuisine, de draps ou de nappes brodées... sans oublier la sempiternelle présence des chinois ! meme là... j'ai vu des boutiques de chinois dans les coins les plus reculés du centre de la sardaigne, incroyable !

La soirée ou l'après midi, suivant que la fete est organisée à midi ou le soir, se termine par un bal populaire (liscio) pimenté de tangos et de valses à mille temps... et malheureusement pas de ballet sarde.

Chacun rentre chez lui, dans sa campagne ou en ville... emportant parfois dans un tupperware ou une casserole, une portion de trippe à rapporter au vieux ou à la vieille qui est resté à la maison, à celui qui travaillait ce soir là, à ceux qui en sont friands et qui peuvent s'empiffrer de trois ou quatre assiettes de trippe..

Mais ce sont des moments délicieux de fete populaire qui rassemblent les grands et les petits, les riches et les pauvres, ceux de droite et ceux de gauche, sans distinction, sans conflit... pour la joie de se retrouver, de bien manger et de danser

10:46 Écrit par Loren dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : fete populaire, chapelle, fete rurale |  Facebook |