20/03/2008

récolte de cloches

san vittorio qualche anni fa

L'église San Vittorio à Santa Teresa, il y a une vingtaine d'années

Première cloche

église de fonni

Numéro 2 et 3,

dans le clocher de l'église San Giovanni à Fonni, Centre de la Sardaigne

les cloches à Gavoi

Numéro 4 et 5

Les plus belles, dans le plus beau village que j'aie rencontré, Gavoi !

JOYEUSES PAQUES


 

18/03/2008

Santa Teresa di Gallura, le port

entrée port Lungoni

Entrant dans le port de Lungoni, Marina di Santa Teresa, Santa Teresa di Gallura, vous trouverez à tribord, le village surplombé par l'église de Santa Lucia et gardé par la Tour Aragonaise et quelques croix témoins des vies perdues en mer !

A babord, les grosses villas de Terra Vecchia valent le coup d'oeil. Certaines ont été rénovées et tronent au beau milieu du maquis, avec des terrasses de reve et des superficies qu'on ne voit plus nulle part ici dans le Nord de la Sardaigne, rendement oblige. Revons donc encore un peu à la maison idéale, située sur un flanc de la baie du port, vue sur le village et sur la Corse, la mer au bas de la petite falaise de granit... enivrons nous des parfums incomparables de l'hélicryse et de la cyste, du romarin et de la mirte et qui sait dans une autre vie... serons nous attablés à une de ces terrasses regardant passer le "traghetto" qui sonne la corne de brume à sa sortie du port.

port en hiver, le bac pour la Corse

Pendant longtemps le port de Santa Teresa fut utilisé comme base pour les bateaux de peche, étant donné que le Roi avait déplacé toutes les routes commerciales sur La Maddalena. Après 1925, par contre, on ouvrit de nouvelles liaisons avec le continent et avec la Corse, apportant un premier démarrage à l'économie locale. La peche est toujours une activité bien présente et grace à l'augmentation du prix de la vie, elle est devenue une activité rentable en comparaison aux maigres gains de subsistance qu'avaient les pecheurs du début du 20e siècle.

La rade de Longosardo a été réaménagée de manière intelligente et présente donc une des infrastructures d'occupation les plus belles, éclairées par les couleurs des bateaux de peche.

vue sur les bateaux peche à Lungoni
 

Depuis quelques années, le fond de la rade a été percé et a donné naissance à une zone très belle d'appartements, de boutiques, de restaurants... et meme une petite place patio, entourée de boutiques et abritant un magnifique olivier qui apporte une note de vert dans une zone plutot "marine". Le port est également devenu le lieu de promenade des autotochnes grace à une jetée longue et protégée qui permet aux enfants de rouler en trottinette ou en patins à roulettes, aux parents de marcher en papotant sans devoir etre attentifs à la circulation des voitures.

porto lungoni

Pour ce faire, le port a été divisé en trois zones bien différentes : le bac, avec la station maritime reliée au village par un tunnel, la zone peche avec son petit "café du port" bien sympathique et les bateaux qui partent le matin, en été, en excursion pour visiter le parc naturel de La Maddalena, formé de petites iles toutes plus belles les unes que les autres... et enfin la zone commerce avec les yachts, petits et grands, les restos, pour marins et pour les autres, les boutiques, le club nautique, une boutique déco, un centre thalasso avec piscine et soins, et un mini-super-marché.

sortir du port de Lungoni

Et à la sortie, une mer paradisiaque.

Bon vent

09:07 Écrit par Loren dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : port, rade, jetee, bac, peche, yachts |  Facebook |

14/03/2008

le costume de monsieur sarde

murales palio

 

Fier de sa terre, l'homme sarde, meme s'il peut ne pas dépasser le mètre 60, porte avec dignité son costume traditionnel.

Dans certaines régions, par contre, on peut rencontrer un pourcentage élevé de grands blonds aux yeux bleus. En Corse, on m'a dit que le corse originel est roux, frisé aux yeux verts.... J'entendais une émission sur les habitants du Pérou avant les Incas, il paraitrait qu'ils étaient grands, roux, aux yeux verts.. ce sont ceux qui ont dessiné dans la plaine de Nazca .. alors la terre était peuplée de roux aux yeux verts ? chez les pharaons aussi on retrouve ces caractéristiques, si quelqu'un a une explication, merci d'avance.

Continuons avec le costume masculin.

costume homme

Sur la tete (sa berritta)

Le couvre-chef le plus commun est la "berritta", une espèce de bonnet allongé d'à peu près 50 cm de long qui peut retomber sur le coté, à l'arrière ou etre replié de façon à tomber vers l'avant. Il peut etre noir ou rouge, en tissu de laine ou de toile.

costume chemise gilet

La chemise (sa bentone)

Elle est toujours blanche, ample, de coton ou de lin. Le col, qui dans certains cas est absent, peut etre brodé ou fermé par un bouton (genre bouton de manchettes) en or ou en argent.

costume manteau tissu précieux

La petite veste (sa zippone, su cossu) ou gilet

Comme pour la veste féminine, elle peut etre d'étoffe luxueuse, la plupart du temps ne provenant pas de la Sardaigne : velours, broché ou toile. Avec manches (zippone) ou sans (cossu), elle est fermée devant en simple ou double croisé. Elle prend des couleurs variées, souvent brodée ou simplement finie de couleurs polychromes, sur les boutonnières et de toute manière sur la partie antérieure.

costume fonni

Le pantalon (cartzones)

Ils sont toujours blancs et très larges, de lin, de coton ou de laine grossière. Ils sont souvent longs, mais la longueur peut varier, et ils sont enfilés dans les guetres, qui sont faites de toile, de tissu de laine ou meme de cuir.

berrittu e cartzones de furesi

La jupette noire (ragas, cartzones de furesi)

Très caractéristique. C'est un simple rectangle de tissu, froncé à la taille. Il peut etre de toile ou de tissu de laine, orbace (voir texte sur le vetement féminin). Il est endossé par dessus le pantalon

couple en costume

costume manteau tissu précieux

Le manteau (cappottinu, gabbanu, collettu, sacu de coberri)

Au-dessus de son costume, l'homme porte, suivant son milieu et son métier, différentes vestes ou manteaux. Ils sont tous en grosse laine noire :

la veste avec capuchon (cappottinu)

le manteau long fendu à l'arrière (gabbanu, cabanu, cabanella)

la cape (saccu de coberri)

Dans la région sud, Campidano, le manteau long est souvent remplacé par un manteau en toile marron avec capuchon (cappottu serenicu). Il est rare, sinon disparu, le gilet sans manche en peau tannée, serrée à la taille par une ceinture elle aussi en cuir, appelée collettu.

costume fonni

La mastrucca

Très diffuse parmi les bergers, c'est une veste sans manche de peau de mouton ou d'agneau. La longueur peut varier. La zone de provenance en détermine le nom en sarde : best'e peddi, everchina, tzamarra, etc...

C'est un accessoire très ancien. La preuve en est que Cicéron, parlant avec mépris des sardes de l'entre-terre, que Rome ne réussit jamais à dominer complètement, les définissait LATRUNCOLI MASTRUCATI, faisant une évidente allusion à leur vetement le plus caractéristique

13/03/2008

le costume traditionnel sarde

costumesardo

Les matières, les couleurs, les broderies, les accessoires, les bijoux. Chaque communauté a son habit traditionnel différent de tous les autres. Mais le modèle de base est unique et commun à toute l'ile.

On retrouve dans le costume traditionnel sarde trace du passage de tous ceux qui ont habité ou envahi l'ile.

LE COSTUME DE LA FEMME

port classique

Sur la tete

les variantes de cette partie du costume sont nombreuses. On peut ainsi déterminer d'où est originaire la personne à la façon dont le "foulard" est posé autour de la tete. Les couleurs, les broderies et la façon de l'accrocher sur la tete sont une panoplie. Il peut etre constitué d'un simple fichu plié en triangle (type grand mouchoir) à une série de pièces comme des bandes, une coiffe, un voile ou un chale.

version plus arabe

La chemise (camisa, camija)

la chemise est blanche, de lin ou de coton. Ample, ornée de différentes manières avec des dentelles ou des broderies, surtout dans les parties visibles, la partie basse et les manches. Le décolleté (plus ou moins ouvert) est souvent fini de dentelle et agrémenté de boutons d'or ou d'argent.

costume féminin

Le corset (palas, imbustu, cossu)

Au dessus de la chemise, se porte le corset. Il peut etre constitué d'un véritable bustier (surtout dans le nord de la Sardaigne), ou d'un gilet avec ou sans épaulettes (fines ou grosses, avec des bandes de tissu ou des pompons ou encore des banderolles) jusqu'à une simple bande de tissu qui serre le corps sous les seins, soutenus par de fins coussinets.

enfants en costume trad

La petite veste (tzippone, corittu)

La veste est coupée dans un tissu précieux. La longueur varie : elle peut etre courte, tout juste sous les seins ou alors longue et peut arriver à la taille ou un peu au-dessus de la jupe. Les manches peuvent etre amples, ouvertes le long de l'avant-bras de manière à faire voir la chemise, ou alors étroite et courte; encore une fois, dans ce cas-ci aussi, il existe de nombreuses variantes.

femmes en costume ricchi

La jupe (tunica, fardetta, munnedda, saucciu)

Elle sera toujours longue, souvent ornée sur le rebord de galons colorés et dorés; coupée dans de l' "orbace" (tissu de laine vierge utilisé seulement en Sardaigne pour les vetements traditionnels) mais aussi en tissu "continental" (càd commun !). Elle est froncée à l'arrière, tandis que la partie avant restera lisse et sera souvent recouverte d'un tablier.

Le tablier (franda, pannellu, antalena, farda)

Il est posé par dessus la jupe. Les tissus sont variés, ils peuvent etre précieux, de soie ou d'orbace (laine brute) ou moins luxueux, simples et communs.

les veuves

Et pour terminer, la version veuve, assez commun en Sardaigne, pays de nombreuses centenaires !

 

 


 

12/03/2008

un ptit retour au carnaval

Pour revenir au post des mamuthones,

les masques qui font peur !

Voici une petite vidéo

du défilé des mamuthones

à Mamoiada

Vous pourrez comprendre le coté

 archaique, rustique et rural

du déguisement

 

12:43 Écrit par Loren dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mamuthones, mamoiada, carnaval, suite |  Facebook |

10/03/2008

folklore du village

costume santa teresa

din dara din,(voix de soprano) dummmmm, dummmmmm, (voix de tenor)

sur cette musique traditionnelle, s'ouvre la danse traditionnelle sarde.

Santa Teresa étant une commune jeune, avec peu d'histoire ancienne, son costume fut construit de toute pièce. Il n'a aucune origine ethnique, il fut copié au niveau du modèle sur les autres costumes de la région et pour les couleurs et les dessins, suivant la fantaisie de la couturière qui la première construit ce costume.

Mais c'est frais.

 

couper le son.... si vous voulez pas entrer dans le trip ! mais moi ça me fait marrer ! pour ceux qui parlent italien, la prononciation sarde, buona notte ! et admirer les costumes

sinon voilà la version plus traditionnelle, ci-dessous

 

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il ballu tundu, la danse en rond, la ronde !

07/03/2008

Santa Teresa, les aventures de son territoire

piazza_vue_central_bar

Planifier la naissance d'une ville ou d'un village entend le choix d'un point stratégique sur lequel les faire croitre, en projeter la viabilité, les axes des édifices et organiser les différents secteurs ou vecteurs, je préfère, économiques.

Quand fut fondée Santa Teresa, la position plus favorable résulta etre celle de Porto Longone (aujourd'hui Longosardo), aux pieds de la tour gardienne de la cote et peu distante de la profonde baie portuaire.

Les premiers quartiers, qui ne comprenaient qu'une vingtaine d'immeubles étaient tous compris entre l'actuelle Piazza San Vittoria et la Piazza Vittorio Emanuele, naturellement étendus en longueur pour quelques uns.

L'actuelle place Victor Emmanuel a subi, il y a quelques années un changement radical, adapté au développement touristique de la cité. L'ancienne place comprenait une partie centrale entourée d'oliviers et d'arbustes, quelques bancs en granit. Elle était "la" promenade des villageois qui la parcouraient en longueur, aller-retour, aller-retour, au rythme des papotages. Elle était l'unique lieu de rencontre. Les voitures, quand les voitures sont apparues, en faisaient le tour, bien lentement d'ailleurs.... L'occasion pour les garçons, jeunes et moins jeunes, de prendre le temps de faire le choix de leur proie... pour un jour, pour une semaine, pour le temps que restaient là, à se dorer la pilule, les petites touristes étrangères, belges, suisses, anglaises, polonaises qui faisaient s'éclairer leur sourire et leur braguette le temps d'un été, comme une friandise dont ils seront privés tout l'hiver et quand ils auront choisi d'épouser une des leurs, pour ne perdre pas racine. Ils ont tous un attachement extremement fort à leur terre sarde. Encore aujourd'hui, les jeunes allant travailler à l'étranger, n'ont qu'un seul souhait : rentrer au pays pour y travailler, meme s'ils savent que leur salaire sera ridiculement bas.

Pour continuer l'histoire de la création du village et ses aventures, la seule rue, en fait place, qui aie garder son nom d'origine est la Piazza San Vittorio sur laquelle est construite l'église du meme nom. Construite dans la moitié du 19e siècle, grace aux dons de Annamaria di Savoia et de sa mère Maria Teresa, épouse de Victor Emmanuel Ier, l'église paroissiale recéle encore d'objets décoratifs en argent et d'une statue de la Madonne offerts par ces nobles dames.

Le projet initial du village fut donc dessiné par le Roi Victoir Emmanuel lui-meme qui projetta jusqu'aux activités commerciales qui devaient naitre sur les places principales. Cet objectif est encore d'actualité de nos jours et l'on peut observer, dans un centre historique coloré, les différentes boutiques d'artisanat, les petits commerces alimentaires, les bars, une poissonnerie, une boucherie et les étals de fruits et légumes.

Quelques années après sa fondation Santa Teresa comptait déjà 200 habitants, un chiffre important en comparaison à d'autres communes sardes. Cette population était formée en majorité de bergers, agriculteurs, artisans et pecheurs.

Santa_Teresa_di_Gallura_Rena_Bianca

Au gauche de l'église San Vittorio, quand on est sur la place du meme nom, une belle arcade mérite la pause photo. Une vue paradisiaque sur la plage de Rena Bianca et sur les falaises blanches de Bonifacio.  La plage de Rena Bianca, qui doit son nom à la blancheur de son sable (de rena = sable), est accessible de tous les quartiers du village, soit par de belles descentes asphaltées, soit par un escalier ombragé au milieu des villas, vue imprenable. Le rocher sur la gauche de la plage est l'isola Monica (à droite sur la photo). On y trouve  une des nombreuses carrières de granit réparties sur le territoire.

Attirés par la présence de cette belle plage sableurse, de nombreux habitants des villages ou campagnes environnantes y ont construit une résidence secondaire, permettant ainsi d'échapper, l'été, aux chaleurs torrides des campagnes. Ce fut la première forme de tourisme et, pendant longtemps, elle se limita justement à la seule occupation des résidences secondaires. Quelques hotels furent construits par la suite. Actuellement, le tourisme villageois vit essentiellement de la location d'appartements gérée par les agences immobilières, plus nombreuses que les boulangeries !

Le centre actuel reste la place Victor Emmanuel où se trouve l'office de tourisme qui distribue des informations concernant l'hébergement, les ballades, visites, excursions à faire sur le territoire de la commune.

De la place part la Via XX Settembre, piétonnier en été,  qui mène à la Torre Aragonese, tour vestige du passage des espagnols dans l'ile, où l'on peut admirer le paysage à 360° surplombant les bouches de Bonifacio et l'entrée du port.

Le port qui sera la prochaine étape de mon récit.

Santa_Teresa_di_Gallura_Torre_Aragonese