28/02/2008

no potho reposare

26/02/2008

Domo mia

murales casa vecchia

murales casa vecchia à Fonni

certaines fenetres sont en trompe l'oeil... Edicola veut dire Librairie

Voici la traduction de la chanson de Tazenda,  Ma Maison, post précédent

Maintenant, moi

je suis ici

Aujourd'hui, moi

je suis sans fleuves

Anciens esprits, ombres

semblent venir à moi

Je veux te donner mon sang

c'est ma vie

Je veux te prendre, oh...

Et  je t'aime, et je t'aime

Tu es tout pour moi (ma vie)

Chacun de tes objets

Et  je t'aime, et je t'aime, oh...

Chez moi, les livres arcanes

J'entend tes paroles

Je veux te donner mon sang

C'est ma vie

Chacune de tes notes

Et  je t'aime, et je t'aime, oh...

Meme si ce n'est plus ma maison

J'entends tes mélodies

Mets moi une idée dans la main, dans le coeur

Je veux te donner mon sang

Tu es ma vie

Je veux te bercer, oh...

Et  je t'aime, et je t'aime, oh...

Tu es ma vie

Tu es ma vie

Chez moi, les livres arcanes

J'entends tes paroles

Maintenant moi

Nous seuls

oh eh, eh oh

Cette chanson vole vers toi


 

Tazenda

tazenda-vida160


Comme rappelle cinemagora sur son blog, l'Italie choisit ses chansons fétiches, ses chansons stars, au Festival de la Chanson Italienne de San Remo, sur la Riviera.

Comme dit Pascal, Eros Ramazzotti a commencé sa carrière en gagnant San Remo, comme Celine Dion gagna l'Eurovision.

Eros a participé à un bel hommage au chanteur disparu Andrea Parodi qui avait fait partie du Groupe Tazenda, avant de continuer seul sa carrière.

Andrea Parodi reçut lui aussi le prix de la critique à San Remo en 1991, pour sa chanson "Spunta la luna dal monte"

Ce chanteur a fait preuve d'un courage exemplaire face à la maladie. Il a chanté jusqu'au bout, sans cheveux, amaigri. Toute sa force était dans la voix.

La chanson chantée par Eros et le groupe Tazenda s'appelle Domo mia (ma maison).

Et quand j'écoute la chanson Domo mia, je sens qu'il est encore là, Andrea Parodi, présent !

Je vous écris les paroles de cette chanson

écrite et chantée en sarde (une vraie langue, pas un dialecte).

Les parties en orange, sont les textes chantés par Eros en italien.

Magnifique chanson, elle me donne la chair de poule

Co…mmo deo

So innoe

Oe eo

Soe chene-ene ribos

(Eros)

Antigos ‘spiritos, umbras…

Parent chi benint a mie

(Beppe)

Ti cherzo donare su sambene

(Eros)

E’ la vita mia

(Beppe)

Ti cherzo leare, oh…

E t’amo, e t’amo

Ses sa vida mea

(Eros)

Ogni cosa tua

(Beppe)

E t’amo, e t’amo, oh…

Arcanos libros in domo mea

(Eros)

Sento le parole tue

(Beppe)

Ti cherzo donare su sambene

(Eros)

E’ la vita mia

(Beppe)

Ti cherzo ninnare, oh…

E t’amo, e t’amo

Ses sa vida mea

(Eros)

Ogni nota tua

(Beppe)

E t’amo, e t’amo, oh…

(Eros)

Anche se non è più casa mia

Sento le tue melodie

(Gino e Gigi)

Ponemila un’idea in sa manu, in su coro

(Eros e Beppe)

Ti cherzo donare su sambene

(Gigi)

Ses sa vida mea

(Eros e Beppe)

Ti cherzo ninnare, oh…

E t’amo, e t’amo

Ses sa vida mea

(Gigi)

Ses sa vida mea

(Eros e Beppe)

E t’amo, e t’amo, oh…

(Beppe)

Arcanos libros in domo mia

(Eros)

Sento le parole tue

 

Co...mmo deo

(Eros)

So…li noi

(Eros e Beppe)

Oh eh, eh oh

Vola questo canto per te

Si vous avez l'occasion de chercher sur internet, en format musique, allez écouter

Andrea Parodi dans

No potho reposare - sigla sardegna canta (émission sarde)

Et le site www. andreaparodi.it

 

 

 

 

 

20/02/2008

Santa Teresa di Gallura, un peu de son histoire


environs_place_vers_sta_lucia

C'est Victor Emmanuel I qui créa les rues du village copiant celle de Turin (comme NY en fait). Il donna le nom de Teresa en hommage à son épouse Maria Teresa. La sainte patronne de Santa Teresa est Thérèse d'Avila, fètée le 15 octobre.

Santa Teresa est appelée Lungoni par les autochtones, une dénomination qui remonte à bien avant sa création par le roi Victor Emmanuel. Lungoni vient de Porto Longone, le port de forme oblongue, aujourd'hui départ du bac qui relie la Sardaigne à la Corse et départ des 5 ou 6 bateaux de tourisme qui proposent, en été, une visite des iles voisines, dans le cadre du Parc Naturel de La Maddalena. C'est aussi un port de plaisance, dont les places sont chères.

descente santa lucia vers le marché

Santa Teresa di Gallura est la pointe, à l'exception des iles mineures, la plus proche de la Corse. L'histoire de cette jolie petite cité et ses environs est fortement liée à l'histoire de la Corse. Les premières traces de présences humaines connues remontent à l'époque nuragique, plus exactement dans une tranche comprise entre 1500 et 1000 ans ac.

Ont occupés l'ile et plus particulièrement la région : les phéniciens, les puniques et bien sur les romains, avec lesquels disparait définitivement la civilisation nuragique. On trouve d'ailleurs anormalement peu de traces de la présence phénicienne et punique, bien que ces civilisations aient été repérèes à Olbia et Alghero. Au contraire, les romains ne manquèrent pas de comprendre l'importance stratégique de l'endroit, situé à deux pas de la Corse, autre colonie de l'empire romain. Ils créèrent deux ports : Porto Longone, l'actuel port et Porto Tibula dont la situation est encore aujourd'hui sujet à discussion. On peut pourtant remarquer au sud de Capo Testa, sur la cote située à l'est du pont des Due mari, des traces de ciment ou équivalent romain, mangé par la mer, mais la forme ne fait pas de doute quant à son utilisation (plate-forme). L'utilisation du port Tibula était essentiellement destiné à l'exportation du granit prelevé dans les carrières du bord de mer. On peut encore voir aujourd'hui les restes des découpes faites par les romains.

La périodes des "Giudicati", qui sont des provinces administratives controlées par la Justice et l'Eglise, commence aux alentours de l'an mil. Longone (actuelle Santa Teresa) faisait partie du Judicat de Gallura, dont le siège était à Luogosanto, qui conserve encore aujourd'hui les ruines du chateau (découvert enn 1992 seulement !). Eux aussi prelevèrent le granit à Capo Testa.

L'ère des Judicats se terminent définitvement par l'occupation de l'ile par les Aragonais. Cette occupatio, à ces débuts, fut contrée par les pisans, qui avec Genes, se disputaient le controle de l'ile. Le Mare Nostrum (la méditerranée) était, à cette époque, le centre du monde et les républiques marinières ne pouvaient laisser passer un point aussi stratégique que la Sardaigne. Le nom Gallura provient de Fretum Gallicum (Stretto Gallico ou détroit gaulois), ancienne dénomination des Bouches de Bonifacio, associée au fait que la Corse appartenait à la Gaule. Le Judicat se plaça donc en face de la Corse, exactement sur l'actuel territoire de Santa Teresa, et devint bien vite un point chaud des conflits entre puissances maritimes.

La domination pisane fut interrompue par les aragonais, à qui fut attribuée la construction du chateau de Longonsardo, dans la seconde moitié du 14e siècle. Les ruines du chateau, désormais recouvertes de végétation, se trouvent tout à coté de l'actuelle Torre Aragonese. La paternité du chateau fut attribuée à Brancaleone Doria et à son épouse bien connue, Eleonora d'Arborea (prénom actuellement très utilisé par ceux qui tiennent à transmettre l'identité sarde). A part ses points stratégiques, la Gallura n'était qu'une lande pauvre et déshabitée, une bien triste situation qui perdura durant l'occupation aragonaise, durement controversée par la population locale, déjà appauvrie par une pression fiscale féodale.

 

vers_tour_espagnole

La population des cotes diminua fortement durant les nombreux débarquements de Corsaires Barbares venus saccager et piller l'ile pendant des siècles. C'est à cette époque que fut construite la Tour aragonaise de laquelle Giovanni Galluresu défendit pratiquement seul la cote du débarquement des pirates. Ce héros devint plus tard un des bandits les plus craints de l'époque aragonaise. Banditisme qui dura des siècles : vols, contrebande, corruption et trafic avec la Corse voisine (qui avait la fréquence d'un bateau de ligne!). Le gouvernement des Savoie qui arriva en 1720 n'était absolument pas préparé à une telle situation.

une rue verte de santa teresa

 

L'absence d'installations "humaines" sur les cotes favorisaient bien sur la contrebande. Et c'est pour cette raison que fut construite Santa Teresa, sur base d'un projet établit par Pietro Magnon, au début du 19e siècle. En 1808, est institué un décret de fondation du bourg et pour en faciliter l'occupation, on offre aux premiers habitants des terrains à cultiver et des lotissements pour construire une maison .

piazza


piazza_vue_central_bar

L'absence d'installations "humaines" sur les cotes favorisaient bien sur la contrebande. Et c'est pour cette raison que fut construite Santa Teresa, sur base d'un projet établit par Pietro Magnon, au début du 19e siècle. En 1808, est institué un décret de fondation du bourg et pour en faciliter l'occupation, on offre aux premiers habitants des terrains à cultiver et des lotissements pour construire une maison .

piazza


18/02/2008

Les ptits coins près de chez moi

Etang de Porto Pozzo et Porto Liscia

Entre Santa Teresa et Palau, s'étend une cote cachant de multiples recoins, des petites baies, des petites plages, des pinèdes, des lieux de promenade "nature", la magie du granit.

Partant de Santa Teresa, il y a d'abord Terra Vecchia, zone résidentielle hébergeant de grosses villas construites dans les années 70 sur des terrains spacieux dépassant toujours l'hectare.

Une autre zone plus récente et constituée de petites villas mitoyennes, mignonnes et sympathiques, s'appellent La Filetta.

Poursuivant la route de la cote, on découvre Porto Quadro. Constructions anciennes et neuves ont leur petit jardin fleuri de lauriers roses et de mimosas. La plage n'est pas très belle, mais le calme est garanti.

Plus à l'intérieur, La Ficaccia... petit village encore très caractéristique, les gens qui y habitent sont des autochtones.

Après Porto Quadro, une zone "intacte", ancienne zone militaire : Punta Falcone, permet de nombreuses promenades dans la nature, au milieu des granits et du maquis, pour arriver à de splendides petites plages entourées du granit lissé par la mer. On peut y accéder en bateau ou par la route en moto ou en quad, en voiture c'est un peu risqué pour le fond de la voiture !

Après Punta Falcone, apparait La Marmorata, divisée en deux parties très différentes : La Marmoratina, complexe résidentiel privé composé de petits appartements d'architecture typiquement "Costa Smeralda", et La Marmorata, ex Club Méditerranée, un hotel en escalier, monstre d'architecture, mais qui peut héberger 1000 personnes ! Il est géré actuellement par Aereoviaggio.

Isolotto de la Marmoratina

Vue vers Punta Falcone

Plage de la Marmoratina

Plage de La Marmoratina

Poursuivant toujours en direction de Palau, la baie suivante s'appelle Valle dell'Erica. Elle est très différente de ses deux voisines de gauche et de droite. L'Erica c'est la bruyère, omniprésente le loin des sentiers et des routes. Valle dell'Erica héberge un super centre thalasso, cinq étoiles. Les plages sont fractionnées en plusieurs petites plages, toujours entourées de granit. Peche aux oursins, ballades, et tranquillité.

La baie suivante est celle de Porto Pozzo. Porto Pozzo est un joli petit village qui s'est amélioré avec les années. Il est équipé d'un petit port et de mises à l'eau, à prix nettement plus modérés que le port de Santa Teresa. Le seul hic de l'hébergement à Porto Pozzo  : les moustiques.

Sur la cote occidentale de Porto Pozzo, une pointe s'avance dans la mer et on y trouve un joli coin de villégiature, Conca Verde. Une pinède, de belles maisons réparties de façon harmonieuse le long de la route sinueuse, une minuscule plage devant un bel hotel d'architecture, pour moi plus normande que sarde. De nombreuses toutes petites plages sont éparpillées le long de la route qui relie à Porto Pozzo. Tranquillité assurée.

En face de Conca Verde, sur la rive orientale de Porto Pozzo, une autre zone "nature", inviolée. L'accès se fait au départ de Porto Pozzo, passant par l'étang où sont récoltées les "arselle" ou vongole. ces coquillages qui agrémentent si bien les pates. Chères, les arselle ou les vongole. Faire des pates avec des moules, revient nettement moins cher.

Vue de San Pasquale

A droite de la route nationale, on trouve le très beau petit village de San Pasquale, un peu loin des plages et de l'animation de l'été, mais tellement typique que je conseillerais à tous mes amis d'y séjourner. Il y a encore une fontaine pour y prendre l'eau de source, uns seul petit magasin et deux bars dont un avec une mignonne petite terrasse, la banque, une école primaire... et pas de resto. San Pasquale est aggripée à la montagne. Son église est toute en granit du pays. La campagne environnante est belle et encore sauvage.

Campagne de San Pasquale

Poursuivant la route vers Palau, 500m plus loin que le carrefour de San Pasquale, sur la gauche, après la maison cantonnière, un panneau indique Porto Liscia.

Après 3km de route sinueuse mais plate, on arrive sur la plus grande plage des environs. Une baie fabuleuse, une plage très longue, une baraque-bar tenue par un baba-cool, 68tard attardé, mais qui a réussi à avoir sa fidèle clientèle, des clients arrivant en yacht, en bateau à voile. C'est aussi la plage des véliplanchistes. Cette plage arrive à l'Isola dei Gabbiani (l'ile aux mouettes) qui, elle, est la plage du kitsurf. Un camping occupe toute l'Isola dei Gabbiani.

Isola dei Gabbiani

Isola dei Gabbiani

Après le pont de la rivière arrivant de Luogosanto, la Liscia, un nouveau carrefour direction Porto Pollo. Le lieu de villégiature préféré des allemands qui y viennent toute l'année pour profiter de notre mer émeraude et y faire du windsurf, du kitesurf, et autre sport nautique.

San Pasquale

San Pasquale

En arrivant à l'entrée de Palau, sur la gauche, on trouve la route pour Porto Rafael, dont j'ai déjà parlé précédemment dans un autre post.

La suite devrait etre, Le parc naturel de La Maddalena, Palau et sa vitalité.

 

 

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15/02/2008

Castelsardo, un promontoire sur la mer

Castelsardo, une ville promontoire

 

Castelsardo

Une belle ville située sur un promontoire. Vigie de la mer, elle était un des points cruciaux de la protection des envahisseurs sillonant la méditerranée pour conquérir d'autres territoires et s'emparer des ressources minières.

La Sardaigne avait, dans la région de Iglesias et Carbonia, de nombreuses mines d'argent, de fer et de charbon. La ville de Carbonia est d'ailleurs entourée de terre rouge. Les romains y ont laissé un temple au milieu de nulle part, mais plutot dédié aux dieux de l'agriculture.

Castelsardo est réputée pour son artisanat et en particulier la fabrication de tapis, de paniers en osier fabriqués au départ d'une ombéllifère qui pousse le long des routes. On y vend aussi, comme dans beaucoup d'autres villages en Sardaigne, des bijoux en corail et en turquoise.

La peche du corail est toujours opérative et de nombreux pecheurs y laissent encore leur vie, surtout quand ils approchent de l'age de la pension et qu'ils continuent à descendre, malgré les remontrances des médecins. La passion est plus forte que tout et le porte-feuille est souvent presque vide... il faut nourrir sa famille et pecher jusqu'à mourir.

castelsardo, la citadelle

Castelsardo a aussi son port et une station balnéaire au sud dans la direction de Porto Torres, qui s'appelle Lu Bagnu.... le bain. C'est clair non ? Là où on va prendre des bains de mer !

Les campagnes autour de Castelsardo sont encore très sauvages et on peut y voir paturer de grands troupeaux de moutons.

Les constructions sont concentrées sur la ville, laissant les campagnes bien vertes.

Il y aussi un beau rocher... en forme d'éléphant. Et nous, à Santa Teresa, on a un rocher qui a la forme du visage du Général de Gaulle. Faut pas passer trop vite, sinon la vision est fugitive ! Mais le nez y est, je peux vous l'assurer.

Il y a aussi un nuraghe, construction préhistorique en forme de cylindre, construit en pierre du pays, qui servait d'habitation, pour un groupe ou une famille et était généralement construit en hauteur pour voir arriver le danger, qu'il soit animal ou humain.

nuraghe à castelsardo

14/02/2008

Meme les rides se font saintes

meme les rides se font saintes

Pour me faire pardonner, je vous fais part de la découverte que j'ai faite dans un village du Centre de la Sardaigne.

Un restaurant qui s'appelle, traduit, SAINTE RIDES (au pluriel... on a en a difficilement une).

Je n'ai pas cherché à connaitre l'origine de cette appellation non controlée ! J'ai fait un "instantané" et j'ai passé ma route.

J'ai bien ri, et je me suis dit que je l'offrirais à toutes les femmes qui, comme moi, on du mal à accepter les signes du temps, surtout quand ils sont mal placés et donnent une impression de dureté plutot que de douceur, celle qu'on voudrait exprimer, que je voudrais tant exprimer.

VIVE SAINTE RIDES

qui sait si elle peut nous aider ?

09:16 Écrit par Loren dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : resto, sainte, rides, expression, cadeau |  Facebook |