22/01/2008

la femme sarde

murales casalinga

 

Vetue de noir, déjà relativement jeune, surtout dans les régions internes de la Sardaigne, la femme sarde est avant tout mère et femme au foyer. Elle porte des vetements longs qui laissent apparaitre la cheville, de gros bas de laine en hiver, et un foulard sur la tete qui laissent poindre une mèche ou deux et souvent rien du tout. En Barbargia, on rencontre encore régulièrement ces vieilles dames à la jupe plissée noire longue, et au long chale brun de laine qui couvre la tete, le dos et descend presque jusqu'au genou. Elles sont toutes pareilles, courbées par le temps, veuves et encore toujours à pied. La femme sarde, si elle n'est pas touchée par un cancer (des restes de Tchernobyl) ou un problème de tyrroide (plutot dans le nord ouest, lié à un taux élevé d'iode), vit très très très vieille, surtout en montagne. Centenaire n'est pas un cas à part, elles peuvent presque formés une équipe de foot !

La femme sarde, en mère de famille exemplaire, exerce un matriarcat à poigne ! Il existe quand meme certaines familles où c'est le père le grand chef, il décide, quand il rentre tout le monde se plie, quand il parle tout le monde se tait ! Mais la mère gère, gère les sous, gère les enfants. Bref un peu comme partout non ?

murales famiglia fonnese

La femme plus jeune, élevée dans une ambiance plus ouverte, grace au tourisme et à l'évolution de la société, travaille quand elle peut, pour son indépendance, pour joindre les deux bouts et travaille surtout quand le mari ne travaille pas. Ce qui arrive relativement souvent ! Il n'y a malheureusement pas de travail pour tout le monde, meme ici. Oui, il y a le travail saisonnier, et tout le monde s'en donne à coeur joie, 12-14 heures par jour pendant 3 mois... et puis l'hiver, hibernation jusqu'à juin prochain. Reste la construction qui évolue toute l'année, l'agriculture il y en a très peu étant donné la géographie et la géologie de l'Ile, l'industrie... peu, les mines d'argent, de charbon, de cuivre et autres minerais sont fermées depuis bien longtemps. Une raffinerie à Porto Torres, sur Cagliari un peu plus d'usines : la transformation du thon, le sel, et quelques sociétés de service. Et puis nous avons à Cagliari un super nouveau thermovalorisateur (traduction littérale de l'italien), soit un incinérateur capable de produire de l'énergie. Ce qui nous a valu de belles révoltes des Sardes non informés..(autre sujet à débattre) quand on nous a amené les déchets de Naples....!

La femme en politique, il y en a : c'est une femme qui est à la tete de la Province d'Olbia-Tempio. Pas mal de femmes aussi dans les structures de la culture : l'histoire, les musées, le folklore. Elles prennent soin que la tradition se fasse connaitre.  Des femmes médecins aussi. Faut dire que pour étudier ici, il faut des parents relativement aisés ou de la famille dans une grande ville comme Sassari ou Cagliari qui hébergent de belles universités. Les Sardes émigrent donc sur le continent, à Milan, à Rome, à Bologne, à Florence pour poursuivre un cursus universitaire qui va leur permettre de pouvoir sortir d'une condition annoncée de travailleur précaire.

la chèvre

Commentaires

j'allais dire comme d'habitude quand j'ai lu après que le confirmais... et oui, la femme gère bien souvent le ménage et les enfants, c'est qu'elle a peut-être plus de patience lol
bonne journée à toi

Écrit par : philippe | 22/01/2008

Bonsoir! Ce blog est une belle surprise pour moi! comme italienne et fille d'une mère sarde!...mes compliments..je verrai à vous visiter encore..ciao.^_^

Écrit par : cinemagora | 22/01/2008

Les commentaires sont fermés.